American Nightmare 2: Anarchy (Titre Original: The Purge: Anarchy)

15 juil

American Nightmare 2: Anarchy nous ramène dans cette vision cauchemardesque de l’Amérique dans laquelle les « New Founding Fathers » on décrété que pendant une nuit par an, tout les crimes (dont le meurtre) est légal. Cette fois, cependant, à la place du supplice d’un famille dans leur foyer, on suit un justicier, un couple marié qui se retrouve échoué sur l’abattoir qu’est le centre ville, une mère et sa fille venant de la cité, en se croisant tous dans une tentative désespérée d’échapper aux pires maniaques et prédateurs qui rôdent dans les rues.
Mais pendant que la nuit d’horreur avance, le justicier et les autres commencent à se rendre compte que cette nuit est plus que juste une relâche d’instincts primaux. Tout en commençant à comprendre les raisons et intentions derrière le sang et le chaos, le group de survivants hétéroclites se retrouve en première ligne d’une révolution sociale.
Le premier épisode de cette série a utilisé un cadre à échelle réduite et intriguant (ou stupide, dépendant de comment vous le voyez) qui créé une histoire imparfaite mais captivante qui a pour sujet les inégalités sociales dans les veines de « The Lottery » de Shirley Jackson. Le scénariste/réalisateur James DeMonaco revient pour scénariser et réaliser cette séquelle, qui essaye de d’ouvrir les portes d’American Nightmare 2: Anarchy vers une vision plus grande dans le grabuge tout autant que les idée politiques qui sont évoqués dans ce rituel sauvage. Le résultat final est un autre thriller de série B qui garde la tension et est quelque peu satisfaisant quelquefois; cependant, une vue d’oiseau sur l’histoire, les personnages et le thème qui est travaillé dans ce film nous montre très vite qu’American Nightmare 2: Anarchy révèle qu’il n’y a pas vraiment de sens et à quel point l’intrigue est fine dans ce carnage et cette peur qui n’a aucun sens.
Au final, American Nightmare 2: Anarchy est moins bien au niveau narratif par rapport au premier volet (et ça veut vraiment dire beaucoup), mais les promesses de ce film – des sensations fortes, de la destruction et des meurtres – sont tenus d’une façon satisfaisante. Quelque personnes trouveront les notes politiques (à moitié cuîtes) entraînantes, mais beaucoup trouveront ça stupide et distrayant. Cependant, le mix hautain (et franchement bête) des critiques sociales et de l’insolite destruction est la base de la franchise d’American Nightmare 2: Anarchy, pour le meilleur et pour le pire – et même en tant que produit dilué, Anarchy reste un plaisir coupable qui reste intéressant.

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Annabelle

04 juin

Dans Annabelle on apprend la terrifiante origine de cette poupée qui donne la chair de poule qu’Ed et Lorraine Warren ont combattu dans The Conjuring. Il s’avère que la poupée était un objet de collection qui appartenait à Jon et Mia Form (Ward Horton et Annabelle Wallis), un jeune couple marié qui attendait leur premier enfant. Une nuit, Jon et Mia se retrouve au milieu d’une invasion de domicile/meurtre par un couple de membre d’un culte satanique – une attaque dont ils sortent presque indemne.
Après ce trauma, le domicile de Jon et Mia commence à être tourmenté par de plus en plus d’évènements surnaturels maléfiques. Même quand ils déménagent et leurs nouveau né a « béni » leur maison, ils deviennent les cibles d’un tourmenteur invisible – un qui est d’une certaine façon lié à la poupée prisée précieuse dans la collection de Mia.
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Annabelle Wallis et Ward Horton dans « Annabelle »
Le réalisateur John R. Leonetti (Mortal Kombat: Annihilation, Butterfly Effect 2) et scénariste Gary Dauberman (Swamp Devil) ont les rênes de cette préquel du hit dit « machine à argent » The Conjuring de James Wan. Le CV de ce film parle de lui même – mais en toute honnêteté, Leonetti prouve qu’il a quelques ruses dans sa manche, et la formule d’histoire de maison hantée/possédée de Dauberman est plus qu’approprié – du moins au début. Malheureusement, Annabelle n’arrive pas à garder beaucoup de tension au long du film et il se transforme en un effort de techniques pour faire peur rabâchées qui rendent le film ennuyeux.

Si vous avez survécu à la première partie de cette critique et que vous êtes enclin à regarder des films, la suite se situe plus bas.
Les deux acteurs principaux ne sont pas mauvais – mais pas remarquables non plus. Ward Horton (One Life to Live) et Annabelle Wallis (Pan Am) forment un bon couple à l’écran, avec de la complicité sous toute ses formes – mais le script ne sait pas vraiment quoi faire d’eux. On retrouve beaucoup de demi-mesures et de revirements au propos de qui sont ces personnages, et, par conséquent rend difficile de les soutenir pendant qu’ils passent pas ces épreuves qui semblent difficiles. D’un autre côté, les acteurs vétérans comme Alfre Woodard et Tony Amendola sont gâchés dans des rôles plats et stupides (Woodard en particulier qui n’a vraiment pas un rôle à sa hauteur).
Au final, Annabelle essaye de s’en sortir avec l’apparence effrayante de la poupée iconique et un grand nombres de tactiques pour effrayer sont recyclés de The Conjuring ce qui prouve que ces séquelles utilisant des films à succès sont aussi vide que l’ont aurait pu imaginer. Un peu comme cette poupée effrayante (Bonne chose qu’ils ont prévus de faire deux autres films avec cette franchise…).

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Bad Words

01 mai

Bad Words avec en tête d’affiche Jason Bateman dans le rôle de Guy Trilby, un correcteur de brevets (et misanthrope sans vergogne) qui – car il a quitté l’école au collège il y a tellement d’années auparavant – peut exploiter une faille dans les règles du Golden Quill National Spelling Bee (un concours d’orthographe) qui lui permet de participer au côté de divers futurs lycéens meilleurs que la moyenne. La compréhension brillante de Guy pour la langue anglaise – couplé avec sa volonté à écraser la compétition bien plus jeune – il va très vite sécuriser une place pour les phases finales du Golden Quill, à la grande consternation des parents des autres concurrents.

Cependant, des obstacles font très vite leurs apparitions sous la forme du Dr. Bernice Deagan (Allison Janney) – qui est déterminée à mettre fin au cirque de Guy – et Chaitanya Chopra (Rohan Chand), un candidat précoce de dix ans qui commence à apprécier Guy de façon inexplicable. Pendant ce temps, la journaliste en ligne Jenny Widgeon (Kathryn Hahn) – qui soutient les bouffonneries de Guy – continue de parler du sujet pour répondre à la question que tout le monde se pose: Pourquoi est-ce qu’un adulte ferait ça de lui-même, sachant que tout le monde va se moquer de lui?

Bad Words est le premier long métrage en tant que réalisateur pour Bateman, qui a sorti un scénario original – un qui faisait parti de la 2011 Hollywood Black List of Best Unproduced Scripts – écrit par un le plutôt nouveau Andrew Dodge. Malheureusement, Bad Words ne fait pas forte impression, car il est rabaissé par un humour trop répétitif et non-original (couplé à une narration plutôt faible, en général).
Derrière la caméra, Bateman arrive à assembler quelques scènes qui donnent une bonne impression – dont un montage solide de comédie silencieuse et quelques cadrages intéressant. Mais, d’autre fois, le budget vraiment bas du film (ajouté au manque d’expérience de Bateman en dehors du milieu de la télévision) ont pour résultat a un travail de cinématographie et de caméra maladroit. Ca n’aide pas que l’editing de Tatiana S. Riegel (Fright Night) à une mauvaise tendance à être mou donnant lieu à des scènes et échanges comiques qui n’ont pas vraiment de rythme.

Au final, Bad Words a plus un rôle de farce (malheureusement) qui n’est pas vraiment profonde, pleine d’esprit, ou créative avec la façon dont elle approche le sujet – une qui est plutôt marrante à la base, mais qui va pas vraiment plus loin. Il y a quelques rires à droite et à gauche, et les spectateurs qui sont des fans du style comique de Jason Bateman trouveront peut-être un intérêt à la performance de l’acteur et trouveront ce film plaisant. Pour les autres, par contre, ce film est en grande partie une attente ratée d’essayer d’adopter la formule de Bad Santa.

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Bad Grandpa (Titre Original: Jackass Presents: Bad Grandpa)

18 avr

Dans Bad Grandpa, Johnny Knoxville retourne à ses bouffonneries de comédie avec sa caméra cachée – cette fois habillé façon grand-père de 86 ans, nommé Irving Zisma. Suivant la mort de sa femme Ellie (modelée après Catherine Keener), Irving part dans une mission en 2 étapes: 1) coucher avec quelqu’un 2) amener son grand-fils de 8 ans Billy (Jackson Nicoll) à son père à travers le pays – après que la mère du garçon Kimmy (Georgina Cates) est forcée de faire de la prison.
A la façon Jackass traditionnelle, le voyage à travers champs envoie la paire étrange dans une série de situations bizarres quand Irving, un senior égocentrique, téméraire et libidineux, tente d’honorer la mémoire d’Ellie, d’équilibrer sa nouvelle liberté en tant que célibataire éligible, et réussir à prendre soin de Billy jusqu’à qu’il puisse le balance en Caroline du Nord. Cependant, pendant que cette paire bizarre voyage à travers les Etats-Unis, en flirtant avec des femmes, choquant des étrangers, et faire des ravages dans des magasins locaux, Irving commence à se demander s’il devrait ou non refiler Billy à son père.
Au contraire des précédents film Jackass, Bad Grandpa est saupoudré avec une histoire qui rattache tout les éléments de comédie ensemble. Pourtant, le vrai focus du film est toujours les interactions outrageuses improvisées avec des gens normaux dans la rue – qui ne sont pas au courant des blagues élaborées de Knoxville et du réalisateur Jeff Tremaine. Pour cette raison, les spectateurs seront peut-être d’avis partagés sur le fait que la narration simple améliore ou non le film. Quelques spectateurs trouveront sûrement l’histoire (qui n’a pas vraiment d’âme et est plutôt prédictible) d’être un gâchis de temps sans intérêt. D’autres apprécieront l’effort ajouté par Knoxville et Tremaine, qui présentent un film qui fait un peu plus que le standard pour les films Jackass – qui saute d’un moment scandaleux au suivant.
Les fans de long-terme de la franchise Jackass trouveront énormément à aimer dans Bad Grandpa. Le film succède à rafraîchir le format et élève la série de comédie à caméra cachée en rajoutant un peu plus que des cascades à répétitions et des gags qui font tourner les yeux dans une série faite pour faire rire avec portée par ses protagonistes. Ceci dit, les spectateurs qui espéraient avoir un remake complet de la formule des films de la franchise sur l’histoire narrative décevante de Bad Grandpa – qui est peu intéressante et sert juste de bouche trou dans le flux du film d’une scène d’improvisation à l’autre. Que l’histoire soit plaisante ou non, Bad Grandpa succède à rafraîchir la franchise Jackass et, sans aucun doute, réussira à faire rire les fans de la franchise (et les faire grincer des dents) pendant la durée entière du film.

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